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  • VINGT ANNÉES SOUS LA MANCHE... ET AU-DELÀ : 15.10.2015

    VINGT ANNÉES SOUS LA MANCHE... ET AU-DELÀ :

    Le financement des grands projets d'infrastructures est l'un des défis majeurs du 21e siècle pour maintenir et développer la mobilité des biens et des personnes. La situation financière et les contraintes budgétaires des États et institutions publiques ne leur permettent plus d’assurer les investissements considérables nécessaires. Les marchés de capitaux et les organisations privées peuvent-ils prendre le relais, et avec quelle régulation ?

    Pour répondre à ces questions, Rails et histoire (www.ahicf.com) organise Financement et gouvernance des grands projets d’infrastructure, 2e colloque international du programme Vingt années sous la Manche, et au-delà. Les enseignements de la liaison ferroviaire transmanche, le plus important projet d'infrastructures réalisé à ce jour, qui articule le Tunnel sous la Manche et les liaisons ferroviaires à grande vitesse qui le servent, doivent être tirés pour l'avenir des grands projets et des partenariats publicprivé. Les meilleurs spécialistes seront réunis avec les acteurs et témoins du Tunnel sous la Manche le 8 décembre 2015, à l'Institut français de Londres, pour présenter leurs analyses et débattre avec le public.

    Avec notamment l’intervention des professeurs Christian de Boissieu (Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne), Roger Vickerman (University du Kent), Terence R Gourvish (LES), de Richard Threlfall (KPMG), Hugh Goldsmith et Patrick Boeuf (EIB), Patrick Mitchell et Tim Briggs (Herbert Smith Freehills LLP), Christophe Pélissié du Rausas (VINCI), David Azéma (Rails et histoire), Jean-Pierre Ghuysen (ancien co-président de la commission intergouvernementale du Tunnel sous la Manche).

    Le programme de recherche et d’événements Vingt années sous la Manche, et au-delà a été lancé par Rails et histoire à l’occasion du 20e anniversaire du Tunnel sous la Manche. Il a pour objet le système ferroviaire transmanche Paris-Londres-Bruxelles pris au sens le plus large. Ses travaux, placés sous la direction d’un comité scientifique international, s’étendent sur trois ans, de 2014 à 2016. Son achèvement coïncidera avec le 30e anniversaire du Traité de Cantorbéry, signé en février 1986 entre Margaret Thatcher et François Mitterrand, qui a permis le démarrage du projet de Tunnel sous la Manche.

    Institut français du Royaume Uni – 8 décembre 2015 de 9h30 à 17h30 - 17 Queensberry Place, Londres, Grande-Bretagne
    Inscription gratuite mais obligatoire, en ligne sur : www.ahicf.com

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  • 15.09.2015

    Le numéro de septembre est en ligne !


    Loin d’un numéro à thème, la RGCF de ce mois-ci aborde des questions étonnamment dispersées. Mais c’est justement cette variété qui constitue la cohérence du sommaire : un panorama des sujets d’actualité que traite le secteur ferroviaire français.

    La population mondiale s’accroît ; de 7,2 milliards aujourd’hui, elle devrait atteindre près de 9,5 milliards d’individus en 2040. En outre, la concentration dans les villes, voire les mégapoles, passerait de 50 % à 66 %. La mobilité urbaine de masse devient un défi majeur que seul le chemin de fer sera capable de relever. C’est pourquoi le dossier sur le réseau de Melbourne doit se lire comme un éclairage sur l’avenir. S’il paraît difficile de trouver une ville plus éloignée de la France, il faut réaliser que l’exploitation de ce réseau est assurée par un groupe français, qui apporte son savoirfaire dans la mondialisation, là où se trouve la croissance. Le système ferroviaire à la française n’a d’avenir que s’il se développe à l’international. Ses acteurs l’ont compris, et cet article montre que la réussite leur appartient.

    Le dossier sur la tripode de nouvelle génération pour TGV peut sembler hors actualité, puisqu’une certaine mode veut que le TGV soit maintenant ignoré, pour ne pas dire méprisé. En accueillant ce dossier, la RGCF veut rendre justice à tous ces cheminots qui travaillent dans l’ombre, au service effectif de leurs concitoyens et grâce à qui l’excellence ferroviaire française est une réalité. Si alys, dorénavant entreprise à part entière, offre une prestation de qualité que nul n’ose décemment contester, c’est bien parce que des techniciens donnent le meilleur d’eux-mêmes, y compris en dehors des feux de l’actualité.

    Une autre actualité importante du chemin de fer en France est la rénovation du réseau. L’échafaudage monté dans la gare de Bordeaux pour restaurer la verrière est spectaculaire et on ne saurait passer à côté sans le voir. Les moyens pour assurer tous les chantiers de modernisation de l’infrastructure sont moins visibles : une information sur les engins de SNCF Réseau, réunis discrètement, trop modestement sans doute, dans un forum vient combler cette lacune.

    Enfin, sans éclat, mais par étapes efficaces, les techniques évoluent dans le sens d’une meilleure sécurité et d’une performance accrue. C’est un souci quotidien dans le secteur ferroviaire, illustré ici doublement, par la recherche chez Railenium et par le passage progressif, en silence, de l’attelage à vis vers des solutions d’attelages automatiques au profit d’une amélioration des conditions de travail.

    Voilà donc, chers lecteurs, dans ce numéro, une panoplie des préoccupations quotidiennes du chemin de fer français dans le monde entier.

    Bonne lecture !
    François Vielliard

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  • 24.07.2015

    Lisez l'édito du numéro de Juillet-Août !


    La politique ferroviaire d'un pays résulte fondamentalement d'une convergence entre offre technique, financement et volonté politique. En France à travers les différents régimes que nous avons connus depuis l'invention du chemin de fer, on peut légitimement considérer que c'est la puissance politique qui décide in fine, surtout de nos jours puisque le peuple est souverain en démocratie. Mais la réalité n'est pas exactement là, car c'est une alchimie entre ce que permettent la technologie, les capitaux et les besoins de transport ; c'est une sorte de séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu. Le sommaire de ce numéro de la RGCF en est une application pratique.
    Ainsi, présenter le wagon porte-remorque routière, alors que la décision de lancer l'autoroute ferroviaire Atlantique vient d'être ajournée par le gouvernement, aurait pu sembler incongru. Au contraire, il nous a semblé d'autant plus pertinent de publier le dossier, en toute transparence. Le wagon existe, il est au point, il en circule déjà bon nombre et l'outil de production pour en fabriquer davantage est prêt. La décision est politique dans le cas présent. Mais on trouverait facilement des cas inverses, où les pouvoirs publics souhaitent, voire décident, que des solutions de mobilité deviennent la règle, alors que la technique n'est pas au point. La mise en œuvre, c'est-à-dire l'application d'une décision qui n'est que théorique, reste du pouvoir des techniciens et des utilisateurs payeurs. On en a un exemple flagrant avec la voiture électrique,décarbonée : le train électrique est une technologie au point, efficace, pertinente sur le plan économique que le concept de rame bi-mode électrique et thermique renforce encore ; l'automobile cale sur les batteries. En se penchant sur les prospectives établies depuis quelques années, le basculement annoncé de l'automobile à essence vers l'électrique est loin de s'observer actuellement malgré une implication forte de certains constructeurs et un discours politique volontariste.
    L'argent est le nerf de la guerre. C'est vrai aussi pour les transports. Le dossier sur la tarification voyageurs est fort instructif sur l'envie, mêlée de doutes, de contrôler le prix du train, avec un balancement entre besoins d'investissement et crainte de faire payer le voyage au juste prix. Cela demeure un vrai sujet de réflexion, dans le sens où les différentes approches se discutent et où la décision reste humaine, plus difficile à prendre que si la technique pouvait trancher définitivement.
    Bien d'autres sujets dans ce numéro montrent combien il est délicat, donc passionnant, de prendre les bonnes décisions pour avoir le chemin de fer idéal : qualité de service face aux aléas imposés par la nature, vigilance permanente pour déjouer les risques nuisibles à la sécurité. Nous espérons comme toujours que ce numéro de la RGCF vous permettra d'apprécier la difficulté de décider, tout en vous aidant à y voir plus clair.

    Bonne lecture !

    PASCAL LUPO

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