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Actualités

  • 19.04.2016

    Lisez l'édito du numéro d'avril !


    Le débat sur les transports en France ressemble davantage à des prises de positions excessives qu’à une vision prospective d’ensemble. Une fracture s’est creusée entre d’un côté les véhicules, aux vertus environnementales qui ne cessent de progresser et à un prix d’utilisation dérisoire, de l’autre côté les infrastructures, ruineuses à construire et à entretenir, dévoreuses d’espaces qu’elles détruisent. Evidemment, le véhicule est plutôt sympathique, car c’est lui qui nous emmène à destination, alors que l’infrastructure est un mal qu’on ne considère même plus comme nécessaire. S’opposent, ou s’ignorent, une vision à court terme, quelques euros, le moins possible, pour aller quelque part sans se soucier des conditions permettant à un véhicule de fonctionner, et une vision à long terme, des milliards d’euros pour un résultat intangible immédiatement, l’infrastructure qui ne vous transporte pas ellemême. Dans une telle dichotomie, structurer un système de transport d’avenir s’avère impossible. Sans infrastructures, les moyens de transport demeurent inefficaces ; sans véhicules, les infrastructures perdent leur raison d’être.
    Ainsi, le système ferroviaire se trouve dans une position particulièrement délicate actuellement : le train est cher, pour le particulier qui voyage, les lignes de chemin de fer sont coûteuses, pour les finances publiques et les investisseurs. Pourtant, c’est l’instrument par excellence d’une véritable politique des transports, permettant aux pouvoirs publics d’organiser une desserte du territoire cohérente sur les plans géographique, social, économique et environnemental. Se déplacer a un coût, qui ne se limite pas au simple prix affiché d’un aller, qu’il soit en train, en autocar ou en voiture partagée. Mais c’est ce prix qui est directement visible : il suffit pour prendre place dans le mobile qui vous transportera. Le coût d’usage de l’infrastructure est noyé dans les impôts et taxes à la charge de la collectivité et non pas du voyageur en personne qui ne fait donc pas le rapprochement.
    Ce numéro de la RGCF soulève justement cette question de l’infrastructure, préalable indispensable au déplacement. Ce sont des aspects techniques et industriels qui sont décrits ici, et non pas les enjeux financiers. Mais le lecteur comprendra bien que tous ces travaux ont un coût : rénovation de lignes, adaptation des plans de voie, modernisation de gare, maintien en condition opérationnelle des itinéraires face aux aléas climatiques, construction de nouvelles infrastructures. Tous ces points sont abordés ici par différents cas de figure. Ils intéressent davantage l’exploitant professionnel que le client individuel désireux de voyager. Ce numéro n’ignore pas pour autant le matériel roulant qui emprunte ces infrastructures. Ainsi, le titre du livre lu ce mois-ci précise bien « dans le système ferroviaire ». L’odotachymétrie, néologisme technique, associe le mobile, avec sa vitesse (tachy), et le sol (odo, la distance à parcourir). Cette liaison étroite entre le train et la voie ferrée a toujours été le fondement même du chemin de fer : quoi de plus probant que le décryptage du mois dernier sur l’adhé - rence rail-roue pour signifier qu’un système de transport ne saurait se concevoir sans imaginer et gérer simultanément le véhicule et l’infrastructure ?
    Le numéro de la RGCF que vous avez entre les mains, cher lecteur, a l’ambition, au-delà de l’information rationnelle, de réconcilier les deux fondements d’un système complet de transport, le mobile et son support. C’est la condition sine qua non d’une véritable politique de la mobilité durable.
    Bonne lecture !
    Pascal Lupo

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  • Conférence : Vingt années sous la Manche, et au-delà 18.04.2016

    Conférence : Vingt années sous la Manche, et au-delà


    Deux siècles de gestation, deux décennies d'’exploitation : la liaison transmanche tient-elle ses promesses ?
    par Laurent Bonnaud
    Historien, auteur de "Le Tunnel sous la Manche, deux siècles de passions(1994) et de France-Angleterre : un siècle d'Entente cordiale (1904-2004) (2004)"
    Jeudi 26 mai 2016 à 18h30
    Carré historique du Clos Saint-Lazare
    8, rue Léon Schwartzenberg - 75010 Paris
    Entrée gratuite, inscription en ligne sur le site Internet : www.ahicf.com

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  • 20.03.2016

    Le numéro de mars est en ligne !


    La maintenance est au coeur des débats médiatiques. Mais on n’en parle que sur un ton passionné, comme si elle ne concernait que les infrastructures ou comme s’il y avait incompatibilité avec des investissements nouveaux. Trois dossiers publiés dans ce numéro vont vous permettre de voir avec sérénité comment s’organise et évolue une politique de maintenance. C’est le cas du matériel roulant qui vous est présenté, en dehors des feux de l’actualité grand public.
    Le premier dossier explore un technicentre industriel tout-à-fait innovant. L’organisation est radicalement différente de ce qu’on est habitué à voir dans l’enceinte du chemin de fer ; ses concepteurs ont su sortir des chemins battus. Le deuxième dossier traite d’une vision d’ensemble de la maintenance des wagons, à l’origine, et de tout le matériel roulant, pour consolider la cohérence technique d’une politique européenne d’ouverture du réseau ferroviaire. L’objectif recherché en créant le principe des ECM, entités en charge de la maintenance, est d’encadrer avec la plus grande rigueur les conditions d’entretien des véhicules autorisés à circuler. Une certification permet d’écarter des candidats insuffisamment vigilants en matière de sécurité et, en outre, qui risqueraient d’être tentés par un dumping peu scrupuleux sur la qualité des travaux effectués. Le troisième dossier est résolument tourné vers l’avenir : un train dit connecté et intelligent est celui, qui grâce au prodigieux développement des techniques de communication numérique, donne et reçoit en permanence des informations sur son état. Evidemment, la maintenance se trouve être parmi les bénéficiaires de ce progrès, par une surveillance plus étroite des véhicules en service. La maintenance du matériel roulant évolue en tirant profit des découvertes technologiques, dans un cadre institutionnel et industriel tourné vers l’avenir.
    La maintenance de ce qui existe n’exclut pas le lancement de nouveaux équipements ; de même, il serait illusoire de penser que l’absence d’investissements d’avenir favoriserait le maintien en l’état des installations en place. Tout ce que vous lirez dans ce numéro, en plus des trois grands dossiers, donne un large panorama de nouveautés, qu’elles soient grandioses, comme la très grande vitesse en Chine, du quotidien, telle la gare ouverte dans Paris sur le RER E, techniques, avec la locomotive à motorisation hybride, ou encore surprenantes, à l’image de la graisse biodégradable. Enfin, la lecture du mois porte sur la politique ferroviaire européenne : on a vu dans l’ensemble de ce numéro que la maintenance n’est pas oubliée à ce niveau, sans pour autant s’opposer à aller de l’avant dans le chemin de fer de demain.

    Bonne lecture !
    Pascal Lupo

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