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Actualités

  • 21.04.2015

    Lisez l'edito du numéro d'avril !


    Les transports, activité synonyme de révolution industrielle et de progrès technologique, marquent d’une empreinte forte notre société contemporaine. Les investissements consentis dans la construction et l’exploitation structurent, par leur importance, l’organisation des finances publiques. Par les travaux engagés, les infrastructures transforment les territoires ; les véhicules ne passent pas inaperçus auprès des populations, tantôt fascinées, tantôt lassées. Enfin, les hommes et les marchandises sont parties prenantes dans ce vaste système de transport.

    Avec l’essor du numérique, l’approche de la question des transports se métamorphose radicalement : ce ne sont plus les moyens techniques qui déclenchent les déplacements et les échanges. Dorénavant, c’est l’individu qui commande, en trouvant dans ce qu’on a appelé les autoroutes de l’information les possibilités de se rendre à destination. Peu importe le moyen de transport utilisé, seul compte le but, à atteindre d’ailleurs autant que possible à bon compte.

    Dans ces conditions, le train, comme tous les modes de transport collectifs, structurés, lourds en besoins de financement, à rendement croissant, est confronté à un nouveau défi : comment peut-il conserver ses clients et en séduire de nouveaux, alors que les applications numériques ont tendance à les orienter vers la voiture réinventée, partagée, socialisée, économisée pour les uns, va lorisée pour d’autres ? Les qualités du train, reconnues en sécurité et pour l’environnement, passent à l’arrièreplan, tandis que ses coûts financiers sont de plus en plus durement dénoncés, tant nationalement lorsqu’il s’agit d’infrastructures, qu’individuellement lors de l’achat d’un billet.

    S’ensuit un malentendu : que pèse la dépense pour un bon réseau ferroviaire face aux gains qu’il procure à la collectivité ? La dépense est en effet une somme d’argent à débourser, tandis que les gains (sécurité, pollution, temps) sont monétarisés, ce qui ne constitue pas une rentrée d’argent. Vous trouverez dans les pages qui suivent le cas de l’expertise socioéconomique d’un grand projet ferroviaire, Bordeaux – Toulouse – Dax et Espagne. Cet article est rédigé par Claude Abraham, très grand connaisseur des transports et du calcul économique, au point qu’une méthode porte son nom. Il a dirigé la mission de contre-expertise du dossier, à la demande du Commissariat général à l’investissement, service du Premier ministre, en incluant dans l’équipe d’experts notre rédacteur en chef adjoint, signe de reconnaissance du niveau de professionnalisme de la RGCF. La commission d’enquête publique a rendu fin mars un avis défavorable : c’est simplement l’étape suivante d’un processus de concertation démocratique dont la France s’est dotée. La contre- expertise socio-économique en est juste un élément qui enrichit la réflexion.

    Un autre dossier important dans ce numéro apporte un éclairage sur les difficultés du fret ferroviaire en France. Là aussi, le coût d’exploitation du train pèse dans la compétition face au camion. Mais on pourrait également déplorer que les gains pour la collectivité que procure le transport par fer, ne soient pas davantage monnayables.

    Le dossier sur le nouvel engin de surveillance de la géométrie des voies traite d’un sujet bien technique. Outre sa performance technologique, il conviendrait d’en apprécier son apport à la sécurité du chemin de fer et au gain qu’il apporte finalement à la collectivité : l’analyse socioéconomique s’applique partout dans le système ferroviaire avec des résultats positifs. Peut-on souhaiter que la mobilité numérique en tienne davantage compte au profit de la collectivité ?

    Bonne lecture !
    Pascal Lupo

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  • 15.03.2015

    Lisez l'edito du numéro de mars !


    Ce numéro est placé sous le signe de l’ouverture. Ouverture aux ingénieurs des dernières techniques ferroviaires ; ouverture aux décideurs politiques des innovations les plus diverses dans le domaine des matériels roulants ; ouverture au public de l’attention portée par l’administration d’État à la qualité des services de transport. Tous ces thèmes touchent en réalité directement l’ensemble des professionnels de l’industrie ferroviaire, constructeurs comme exploitants.

    Dès qu’ils conçoivent un nouveau matériel, les ingénieurs intègrent la sécurité et la fiabilité dans les choix des matériaux et des équipements. La recherche des meilleures solutions fait appel aux progrès incessants de la modélisation et du contrôle permis par le numérique. Les avantages sont bien connus : rapidité, économie, répétition et comparaisons entre scénarios. Mais la conception des programmes d’essai et de vérification nécessite un savoir-faire rigoureux, qui vous est présenté dans plusieurs articles sur des cas bien précis.

    Plusieurs matériels roulants sont mis en avant dans ce numéro. Ils paraissent très différents ; en effet, ce sont une locomotive diesel, une rame régionale, un train à très grande vitesse. Pourtant, les techniciens qui les ont mis au point ont eu à relever des enjeux communs, à savoir la meilleure performance pour les entreprises qui les exploiteront. Concernant la locomotive, le progrès attendu réside dans la motorisation, alliant fiabilité en divisant par quatre le risque d’immobilisation pour cause de panne, et en ajustant la consommation au strict besoin. Pour l’automotrice régionale, le souci à résoudre est l’optimisation de l’espace à bord pour satisfaire tous les besoins des voyageurs, véritable quadrature du cercle, en permettant d’offrir une place assise même en période de pointe, tout en accueillant les bicyclettes et sans oublier l’accessibilité aux fauteuils roulants. Quant à la nouvelle rame à très grande vitesse, elle doit répondre aux défis redoutables pour le train que sont l’avion low cost et la voiture partagée y compris dans son coût d’utilisation ; vitesse, prestations à bord et économie d’exploitation sont ses armes pour affronter la concurrence.

    Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder la question de la qualité, notamment dans le numéro de novembre dernier. Vous trouverez ici une présentation très détaillée des missions de la nouvelle Autorité de la qualité de service dans les transports. Il s’agit bien d’une approche sur l’ensemble des transports, comme le souhaitent les voyageurs indépendamment d’une technique et c’est pour cela que la photo de couverture, examinée attentivement, met en valeur l’intermodalité et l’information. Pour les professionnels du ferroviaire, il est particulièrement précieux de savoir non seulement sur quels critères la puissance publique porte son jugement, mais aussi comment le train est perçu face à l’avion et aux transports collectifs. C’est un regard enrichissant pour qui en sait tirer les enseignements pertinents pour progresser et le train a su être précurseur avec des gestes commerciaux. L’équité entre modes de transport et le juste équilibre entre dédommagement et pénalité se discutent aussi au-delà de la France, dans les travaux de la Commission européenne actuellement en cours sur les droits des passagers.

    Revue technique assurément, la RGCF ouvre les portes du chemin de fer actuel et à venir à tous ceux qui veulent en comprendre le fonctionnement et les enjeux.

    Bonne lecture !

    Pascal Lupo

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  • La RGCF vous conseille VOIX CHEMINOTES : une histoire orale des années 1930 à 1950 02.03.2015

    La RGCF vous conseille VOIX CHEMINOTES : une histoire orale des années 1930 à 1950


    À la fin de l'année 2011, la SNCF a lancé un appel à témoignages auprès des cheminots et de leurs familles ayant vécu et travaillé pendant la Deuxième Guerre mondiale, et a confié à Rails et histoire, dans le cadre d'une convention, le projet de collecte, de traitement scientifique et technique, et de mise en ligne des entretiens oraux réalisés.

    Intitulée « Voix cheminotes. Une histoire orale des années 1930 à 1950 » , cette exposition sonore sera présentée du 8 avril au 20 juin 2015 dans la salle d'exposition des Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine (entrée libre).

    Du 8 avril au 20 juin 2014
    Archives nationales, site de PIERREFITTE
    59, rue Guynemer - 93383 Pierrefitte-sur-Seine
    ENTRÉE LIBRE

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