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  • 15.09.2014

    Lisez l'edito du numéro de septembre !


    Les thèmes abordés dans ce numéro de la RGCF sont variés : débat technique sur la structure de la voie ferrée, technologie pour la maintenance des infrastructures, retour sur la mise en perspective du système ferroviaire à très grande vitesse, offre commerciale en territoire diffus, nouveau matériel roulant. Tous ces aspects, loin d’être dispersés, font partie d’une même et grande famille, le chemin de fer dont le socle est bien la voie elle-même.

    En effet, ce numéro pourrait se lire comme un numéro thématique sur la voie ferrée, en tant que telle, comme support d’un système global ou comme réseau capillaire de desserte fine. La voie sur ballast a fait ses preuves en termes de performance et d’efficacité depuis les origines jusqu’aux records de vitesse successifs les plus récents. Pourtant, la pose sur dalles présente des avantages qu’on ne saurait ignorer. La discussion reste d’actualité et la RGCF vous apporte un éclairage sur ce sujet qui suscite encore des prises de position quelquefois exagérément marquées.

    La grande vitesse ferroviaire renvoie d’abord à la seule image du matériel roulant : ne parle-t-on pas de TGV, train à grande vitesse, comme si le train à lui seul permettait de diviser les temps de trajet par deux ? L’expression voie à grande vitesse serait tout autant légitime, sinon davantage, car elle est un préalable à la circulation de trains rapides. Michel Leboeuf nous expose de façon magistrale et passionnante ce qu’a été et ce que nous apporte encore la grande vitesse ferroviaire, dans un livre particulièrement pédagogique et bien documenté. Bien connu des lecteurs de la RGCF pour nous avoir régulièrement tenus au courant des aspects socio-économiques de la GVF, grande vitesse ferroviaire, il présente ici les enseignements majeurs de cette offre qui a permis de réinventer le chemin de fer dans la modernité. On lira avec intérêt ce témoignage, maintenant que l’essentiel du réseau est constitué en France et que la pertinence des investissements sur de nouveaux projets se pose dans des termes différents.

    Loin du réseau voyageurs à grande vitesse, les opérateurs ferroviaires de proximité visent à glaner des trafics fret sur des lignes parfois modestes, où la voie ferrée reste un lien fragile alors qu’elle est indispensable si on veut privilégier le rail sur la route. C’est ici également un sujet de débat entre les pour et les contre et la RGCF fait appel à ceux qui y travaillent pour en donner les tenants et les aboutissants, pratiques plutôt que théoriques.

    Dans tous ces cas, la voie ferrée joue un rôle majeur, en toute discrétion. Sans elle, le chemin de fer n’est rien, ni matériel roulant, ni exploitation, ni service rendu aux voyageurs et aux chargeurs. Ces différents articles doivent donc être lus en pensant à tous ces cheminots qui font vivre la voie, en la concevant, en l’utilisant, en l’entretenant. Puisse ce numéro attirer l’attention sur ces discrets serviteurs du rail !

    Bonne lecture !

    Pascal LUPO

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  • 28.08.2014

    Événement : Centenaire de la Grande Guerre


    L'’association Rails et histoire célèbrera le centenaire de la Grande Guerre durant tout le mois de septembre avec le programme «Gares en guerre», qui offrira trois rendez-vous :

    Événement « 1914-2014 : Du pain et des liens » : à la Gare de l’'Est, du 5 au 7 septembre, vivez l'’expérience de la gare en temps de guerre. C’est à entrer dans un véritable univers sensoriel qu’'est convié le passant, le voyageur, le visiteur, sur une idée originale d'’Emmanuelle Cronier, maîtresse de conférences à l’'université Picardie Jules-Verne. Un programme de visites et d’animations gratuites est proposé.

    Colloque « Gares en guerre – Stations in Wartime – 1914-1918 » : une trentaine d’'experts, venus du monde entier, échangeront autour du thème de la gare en temps de conflits du 3 au 5 septembre. Ouvert à tous et sur inscription, le colloque est gratuit.

    Exposition « Le 10e dans la guerre » : du 3 au 24 septembre, le hall de la mairie du 10e arrondissement de Paris accueillera cette exposition de photographies – une visite guidée sera proposée le 20 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

    Informations, inscription aux visites : www.ahicf.com

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  • 21.07.2014

    Lisez l'edito du numéro de juillet-août !


    Dans ce numéro de la RGCF, sont traités plusieurs sujets méconnus du public. Ils sont intéressants à plusieurs titres. Ils montrent le haut niveau de technicité de l’infrastructure et du matériel roulant. La variété des thèmes techniques que le domaine ferroviaire aborde est étonnante. Les dossiers de ce numéro retiendront l’attention des techniciens et des ingénieurs attirés par les métiers de l’électrotechnique, des travaux publics ou de la mécanique.
    Prenons le cas de l’évacuation des voitures à voyageurs. Cette question paraît banale, à tort. Elle s’est posée pratiquement dès les débuts du chemin de fer, à la suite de l’accident de Meudon en 1842 causant la mort de voyageurs, dont l’illustre explorateur Dumont d’Urville, faute d’avoir pu sortir des véhicules en flammes. L’évacuation est donc d’abord une question de porte qui se pose en termes d’exploitation ferroviaire et de technologie : faut-il les verrouiller ou non, quel compromis trouver entre facilité d’ouverture à l’arrêt et risque d’ouverture malencontreuse en marche ? De nos jours, l’accessibilité avec un fauteuil roulant forcément volumineux et difficilement maniable a conduit à réinventer les portes des nouvelles voitures construites ou transformées. Le dossier sur l’évacuation du matériel roulant nous rappelle, avec cet aspect faussement anodin des portes, que le chemin de fer se conçoit de longue date avec l’obsession de la sécurité et comme un transport public capable d’accueillir aussi logiquement que possible ses voyageurs sans entrave liée à leur condition physique.
    La photographie de couverture cherche à illustrer l’adaptation permanente du train à l’évolution constante des besoins de ses clients en matière de praticité et de confort, dans des conditions de sécurité optimale. Les portes d’extrémité des deux voitures Corail, visibles sur la photographie, montrent deux solutions offrant la meilleure commodité à l’époque de leur construction : les défis techniques à relever sont visibles pour certains, comme l’emmarchement, avec une marche de plus dans un cas mais au prix d’une palette mobile, d’autres invisibles ici comme la fermeture automatique lorsque le train roule. Une troisième porte est visible : elle a été ajoutée à l’occasion d’un réaménagement récent, pour permettre d’accéder à la voiture en fauteuil roulant. Les progrès sont en phase avec les questions de société.
    Enfin, ce dossier sur l’évacuation du matériel roulant s’inscrit dans le passage de la révolution industrielle, que le chemin de fer a su prendre, voire a généré, au xIxe siècle, à la révolution numérique de ce début de siècle. L’auteur décrit effectivement comment modéliser et simuler l’évacuation d’une voiture grâce à l’informatique, à la place d’une expérimentation simplement empirique.
    Finalement, tous ces articles techniques sont loin d’être théoriques. Ils conjuguent l’aventure humaine, l’exploitation industrielle et la recherche prospective, à l’image des métiers qu’offre le monde ferroviaire.

    Bonne lecture et bonnes vacances !

    Pascal Lupo

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