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Actualités

  • 26.01.2015

    L'édito de janvier

    La ligne éditoriale de la RGCF est atypique dans le paysage de la presse et vous ne manquez pas, chers lecteurs, de nous le rappeler régulièrement. Vous appréciez le recul que prend la revue sur l'actualité, en traitant les sujets non pas par un survol sous le coup de l'émotion due à l'actualité, mais par un exposé des faits fondé autant que possible sur un retour d'expérience. C'est une revue de référence professionnelle et les avis sont partagés selon les formations de chacun : pour les uns, les dossiers sont fortement techniques, pour les autres ils revêtent au contraire un aspect trop politique moins teinté de rigueur scientifique. Votre perception constitue un éclairage précieux pour sélectionner les textes qui vous sont présentés. L'objectif est d'apporter des explications permettant de comprendre comment le chemin de fer s'insère dans son environnement et prépare l'avenir. Ainsi, les articles du présent numéro peuvent être mis en lien avec les faits marquants de l'année passée et de celle qui est devant nous. Le chemin de fer a souvent été traité durement en 2014 dans les médias et dans les sphères dirigeantes du pays. 2015 fera date comme une année de transformation du système ferroviaire français et européen.
    Les thèmes abordés pourront sembler arides, alors qu'ils ne font qu'apporter des arguments face à la pression médiatique et politique qui s'exerce actuellement sur le monde ferroviaire. L'an dernier, on a par exemple pu lire des propos quelque peu malintentionnés sur un prétendu manque de préparation de l'infrastructure pour recevoir un matériel roulant nouveau. Plusieurs articles du grand dossier sur le SLI, soutien logistique intégré, dans ce numéro de la RGCF, montrent bien toute l'organisation étudiée et mise en œuvre avec soin pour une bonne exploitation des matériels. Le vieillissement des installations ferroviaires est constamment dénoncé en France : les cheminots ne restent pas inactifs, comme l'attestent les informations sur les rénovations de véhicules, d'installations fixes et d'une gare décrites ici. 2015 sera aussi une année importante de réorganisations, avec la réforme ferroviaire en France et la refonte du quatrième paquet ferroviaire en Europe : le dossier sur l'adaptation des horaires de trains pour la mise en service d'un poste d'aiguillage informatisé constitue une traduction technique de ces évolutions institutionnelles.
    Avec ces quelques exemples, aussi bien l'exploitant opérationnel que le stratège politique comprendront qu'une gestion efficace du chemin de fer au service de ses utilisateurs passe par une bonne connaissance de la technique ferroviaire : c'est ce rapprochement qui constitue l'ambition de la ligne éditoriale. Souhaitons que ce vœu soit partagé par tous pour 2015 !
    Bonne année, bonne lecture !

    PASCAL LUPO

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  • 08.12.2014

    Lisez l'édito du numéro de décembre

    Regarder les trains qui passent dans la campagne ou les voyageurs déambuler dans les gares, c’est le spectacle qu’offre l’uni- vers ferroviaire. C’est souvent, parfois uniquement, cette image du chemin de fer qu’a le public, que celui-ci soit les clients, les passants, les journalistes, les politiques, les artistes, voire les sympathisants qui s’intéressent de près aux trains.
    Mais l’industrie ferroviaire est bien davantage qu’une vitrine animée : le système existe et fonctionne grâce à un travail rigoureux mené dans l’ombre, l’arrière-boutique ou, pour reprendre un anglicisme plus moderne, en back office. C’est ce soutien logistique intégré qui vous est présenté ici ; le sujet est si vaste qu’il sera abordé sur deux numéros, ce mois-ci et le mois prochain. Les points traités portent sur la technique, mais ils sont à considérer aussi, et même peut-êre surtout, comme un éclairage et une réflexion sur l’évolution des contraintes qui pèsent sur les acteurs de l’industrie ferroviaire, concepteurs, constructeurs, mainteneurs. Le souci de progresser est le fondement de l’organisation logistique et les mots « soutien » et « intégré » nous invitent à comprendre comment les techniciens contribuent aux enjeux d’une gestion rigoureuse du ferroviaire. Ainsi, à la lecture des différents articles de ce dossier, on réalise que le SLI est la réponse opérationnelle aux défis économiques et politiques du transport ferroviaire : fiabilité du fonctionnement de l’outil, coordination entre fabricants et exploitants, réduction des coûts liée à une qualité accrue de la maintenance, productivité améliorée par la baisse des temps d’immobilisation, unification et standardisation dans le sens de l’inter- opérabilité du système ferroviaire. Tous ces thèmes autour de la gestion économique et politique du chemin de fer sont étayés par le soutien logistique intégré, en étroite liaison avec les réalisations techniques présentées ici.
    Ce dossier a été proposé directement au comité de rédaction de la RGCF par des cheminots travaillant à la maintenance du matériel roulant. Ils aiment leur métier et veulent le faire savoir. Une démarche comparable s’applique autant dans les métiers de la voie, des installations fixes ou des activités commerciales. La coopération des personnels à l’intérieur d’une entreprise ferroviaire est un gage d’efficacité. Chacun apporte sa contribution au bon fonctionnement du service rendu aux clients : s’il est besoin d’en donner un exemple supplémentaire, il suffit de lire l’article de la direction juridique, s’attachant à protéger les emprises ferroviaires contre les intrusions entrainant retards, pertes et coûs nuisibles à une bonne prestation de transport. Dès lors qu’une technique ou une compétence sont exposées sur des bases professionnelles, équilibrées et sérieuses, la RGCF les porte volontiers à la connaissance de ses lecteurs.
    En vous donnant rendez-vous l’année prochaine, toute l’équipe de la RGCF vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année.
    Bonne lecture !

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  • 20.11.2014

    Lisez l'edito du numéro de novembre !



    Les différents articles qui composent ce numéro nous amènent à réfléchir sur la qualité dans l’exploitation ferroviaire. Elle se dissimule partout et c’est lorsqu’elle fait défaut qu’on peut l’apprécier.

    Le niveau de qualité se mesure actuellement de plus en plus dans la satisfaction que les clients trouvent dans la prestation qui leur est fournie, ou plus exactement dans le déroulement de cette prestation au fur et à mesure qu’ils la consomment. On sait bien qu’une particularité du transport réside dans la fabrication du produit en présence du client, non pas simplement sous ses yeux, mais avec lui comme partie prenante. Même le passage dans la gare, qui ne constitue pourtant pas le déplacement à proprement parler, revêt une importance majeure dans la perception de la qualité du train. Les mesures de satisfaction ne se limitent pas au ressenti du voyageur : c’est une affaire d’État, un enjeu de la politique européenne des transports. L’information qui vous est donnée sur la situation en Europe illustre bien l’importance accordée à la satisfaction de nos concitoyens.

    L’information des voyageurs pour le bon déroulement du transport tout au long du trajet entre dans les tableaux de bord qualité des transporteurs qui doivent en rendre compte aux donneurs d’ordre et aux autorités chargées de veiller à la réa - lisation correcte des services. Pour cela, les dispositifs techniques convenables doivent être opérationnels. Il n'est plus pensable maintenant qu’un véhicule ne soit pas équipé de la sonorisation, par exemple, alors que c’était une installation rare, réservée à quelques trains prestigieux jusqu’au début des années 1970 et que certains matériels en service dans la dernière décennie n’avaient pas. La transmission d’une information vers le train doit être organisée efficacement, quel que soit son statut, et le tram-train ne saurait y échapper.

    La qualité du chemin de fer est fondamentalement celle de la voie ferrée. C’est elle qui permet la circulation dans de bonnes conditions de sécurité et de rapidité. On a souvent répété, et plus tardivement observé, que les investissements sur les infrastructures, voie en premier lieu, sont indispensables pour le bon fonctionnement du système ferro - viaire. Mais du fait de sa visibilité auprès du public moindre que les trains, l’infrastructure fait figure de parent pauvre. Nous avons voulu remédier à cette anomalie en mettant en avant la maintenance de la voie : le choix, rare, d’une draisine en photo de couverture est délibéré. La qualité des métiers de la voie est permise également par l’innovation permanente dans les techniques de pose, comme le montre le cas exposé pour les lignes à grande vitesse en construction.

    La qualité est aussi affaire d’homme et non pas seulement de technique. Le dossier sur l’analyse des comportements, illustré de cas difficiles, souligne l’importance qu’il convient d’y attacher. Le train n’est pas le seul concerné. Une prestation de qualité est celle qui justifie la confiance que met le voyageur dans le transport ferroviaire.

    Enfin, la qualité peut se mesurer par les résultats. Les résultats de trafic peuvent être vus comme une sanction, positive, encourageante ou signal d’alerte. La qualité se glisse partout, dans les investissements préparatoires, lors de la production du service, dans les impressions de la clientèle, dans les attendus de la collectivité et en fin de compte dans l’attrait du système ferroviaire. Toute cette palette de défis à relever fait la richesse des métiers du rail.

    Bonne lecture !

    François Vielliard

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