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Actualités

  • 21.01.2017

    Le premier edito de l'année est en ligne !


    La liberté de circuler doit se hisser au niveau de fonction régalienne dans tout pays soucieux de son développement économique et de la cohésion sociale au profit de tous les citoyens. C’est ainsi qu’on parle constamment, surtout depuis les Assises du ferroviaire en 2011, du rôle de l’État stratège : quelle attention les Pouvoirs publics portent-ils au réseau ferroviaire, instrument structurant d’une véritable politique des transports ?

    Ce numéro de la RGCF pourrait être une trame des dossiers qui se présentent à un État stratège en matière ferroviaire : le fonctionnement du réseau, son développement, ses partenaires industriels, son utilisation.

    Le fonctionnement. Les voies ferrées s’exploitent conformément à des règles précises que suivent les cheminots chaque jour sur le terrain : le décryptage sur ce qu’on entend par voies principales et voies de service s’adresse notamment aux décideurs, au moment où une réflexion de fond est enclenchée sur la consistance de ces kilomètres à exploiter et à entretenir. Ces cheminots du terrain doivent faire face à des incidents : les dossiers sur les moyens de relevage et sur les essais de feu des sièges répondent aux problèmes techniques, voire de vandalisme, qui entravent leur travail.

    Le développement. Le chemin de fer peut rendre service sur une large palette de déplacements, pourvu qu’on ait une vision étendue du réseau : à grande distance, en voyageurs comme en fret, cas du contournement Nîmes – Montpellier, ou très localement, cas de la ligne D du tramway de Strasbourg.

    L’industrie. Un retour synthétique sur le salon Innotrans, une fois l’effervescence retombée, lève le voile sur l’étonnante variété des évolutions et des progrès que le système ferroviaire emmagasine pour un avenir qui commence immédiatement. Les rames offrant aux voyageurs une liberté complète de circulation à l’intérieur d’un bout à l’autre sont appréciées par les clients ; leur conception est le fruit de diverses recherches d’ingénieurs, souvent insoupçonnées par les passagers. Bon nombre de préoccupations publiques trouvent ici une solution.

    L’utilisation. Le réseau ferroviaire est le levier d’action le mieux à portée d’un État stratège en vue d’une politique globale des transports. C’est lui qui offre les meilleures perspectives économiques et environnementales, pourvu qu’on sache bien l’utiliser. Les articles sur la concurrence en Allemagne et sur l’allocation des capacités pour le fret sur le réseau français montrent bien que les trafics ferroviaires ne demandent qu’à augmenter : ce sera le résultat d’une bonne stratégie menée par les décideurs politiques.

    Toute l’équipe du comité de rédaction vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et, comme toujours, bonne lecture !
    PASCAL LUPO

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  • Cap sur la dixième édition de SIFER 16.01.2017

    Cap sur la dixième édition de SIFER

    L'’unique salon international du ferroviaire en France

    Tous les deux ans depuis 1999, SIFER, le seul salon international du ferroviaire en France, invite l’ensemble des acteurs de la filière (grands donneurs d’ordre, équipementiers, fournisseurs, sous-traitants, opérateurs et gestionnaires de transport public) à se rencontrer, échanger et à nouer des opportunités de business. En 2015, SIFER avait accueilli 4 900 professionnels, dont 17% étaient des visiteurs internationaux.

    La 10e édition de SIFER se déroulera du 21 au 23 mars 2017 à Lille Grand Palais. Trois halls seront consacrés aux innovations ferroviaires : fabrication et exploitation des matériels roulants, équipements fixes comme les voies et la signalisation, équipements et services nécessaires à l’exploitation du réseau ferroviaire.

    Parmi les temps forts programmés :
    -les voies de démonstration : installées dans le hall elles permettent aux fournisseurs de véhicules ferroviaires et d’équipements sur voie d’exposer leurs produits.
    -es pavillons et les clusters régionaux : une opportunité de (re)découvrir le savoir-faire français et de rencontrer de jeunes pousses innovantes. L’Association des Industries Ferroviaires (région Hauts-de-France), la CCI de région Alsace, Neopolia Rail (région Pays de la Loire), Mipirail (région Occitanie), la CCI Seine-et-Marne, la CCI de Bourgogne et Franche-Comté, l'Association Engins Mobiles - Mecateamcluster®, la Région Centre-Val de Loire et l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers.
    -conférences, séminaires, rencontres btob… : une programmation d’événements mise en œuvre par l’ensemble des partenaires du salon et avec le soutien des grands acteurs du marché.

    À ce jour, 278 entreprises, issues de 22 pays sont d’ores et déjà inscrites à SIFER 2017 !
    Plus d’informations : www.sifer2017.com

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  • 23.12.2016

    L'edito du numéro de décembre est en ligne !

    Voir et être vu : c’est l’objet de l’article sur la signalisation extérieure des trains. C’est aussi la double approche qui a motivé la sélection des textes réunis dans ce numéro : d’un côté, voir de l’intérieur la technique, infrastructure et matériel, de l’autre côté, observer ce qui est vu du système ferroviaire par le public, les médias et les politiques.
    L’infrastructure focalise toute l’attention des élus et de leurs administrés. Maintenant que le matériel roulant a été largement renouvelé ces dernières années, on découvre que la voie et les installations fixes méritent, ou auraient dû mériter simultanément, un niveau de modernisation de même ampleur. Le dossier sur le wagon SIM montre que le gestionnaire du réseau ne reste pas inactif. Celui sur l’interaction entre le pantographe et la caténaire est riche d’enseignements pour qui veut bien admettre que les exploitants cherchent constamment à traiter les points délicats qui nuisent à la qualité de la production. Ces dossiers vous donnent à voir, sur des sujets dont les répercussions sont vues à l’extérieur du monde des professionnels.
    Le registre de l’infrastructure, nous disent les textes officiels, a pour « objectif principal […] d'assurer la transparence des caractéristiques du réseau ». Le dossier explique comment l’opérabilité permet de tirer le meilleur parti du réseau ferroviaire en Europe. Ce registre permet de voir les caractéristiques des lignes. Il facilite la mise en circulation de trains, car il a vocation à être vu par les entreprises ferroviaires. La signalisation européenne ERTMS a été plusieurs fois abordée dans des numéros spéciaux où l’on peut voir l’avancement de ce projet. Devenue réalité, elle est utilisée par des matériels roulants dont l’arrêt sur image donne un échantillon de ce qui peut maintenant être vu dans les gares lorsqu’on prend le train.
    Toujours dans le domaine des infrastructures, la visite du chantier du CEVA, à la frontière franco-suisse près d’Annemasse, a permis de voir ce qui ne saurait encore être vu : cette information est un trait d’union entre l’interne et ce qui en est décidé et attendu au-delà du périmètre ferroviaire.
    L’exposition Grand Train est finie. Elle a été abondamment annoncée dans la presse pour ce qu’on pouvait y voir. L’article qui vous est proposé ne décrira pas précisément ce que le public a pu voir, mais quelle image de cette parcelle du monde cheminot il était souhaitable d’être vue.
    Enfin, les chiffres du trafic ferroviaire dans l’ensemble des déplacements en France, publiés chaque année par le ministère chargé des transports, résultent de la visibilité du train, vitale au milieu des modes concurrents en pleine mutation.

    Voir et être vu, c’est se rapprocher entre nous, professionnels du chemin de fer et lecteurs de la RGCF.

    Bonne lecture et bonnes fêtes de Noël !
    Pascal LUPO

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