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Actualités

  • 15.06.2017

    Lisez l'edito du numéro de juin !


    Le contrat de performance État-SNCF Réseau a été signé fin avril. Ce document, prévu dans le cadre de la loi de 2014 réorganisant la SNCF en trois Epic SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, donne une trajectoire financière pour la consistance du réseau ferroviaire sur les dix ans à venir. Comme tout travail de planification, c’est un exercice difficile, car il ne peut avancer que par des prises de décision qu’il est toujours loisible de contester. Aussi, la RGCF n’aura pas la prétention de commenter les chiffres. Elle apporte plutôt des éléments précis, factuels, sur les tâches bien concrètes qui constituent le travail quotidien des agents de SNCF Réseau : ce numéro est là pour l’attester.

    SNCF Réseau a le souci de faire circuler les trains à l’heure. Après la sécurité, c’est une exigence majeure, traitée autant en conception que sur le terrain, comme le montrent les dossiers sur les outils de gestion de la régularité, y compris les nouvelles possibilités offertes par les analyses des données informatisées, et la photo de couverture qui nous plonge dans la traduction opérationnelle en pleine campagne. C’est le travail des agents des services dits de l’infra et de la circulation. À cet objectif de fiabilité, contribuent aussi les exploitants ferroviaires, avec des parcs de matériels roulants en pleine transformation. Les informations sur les wagons de marchandises et sur les moteurs en sont le témoignage. Le résultat de ces efforts est examiné et rendu public par un organisme ministériel, l’AQST, qui vous a été présenté en mars 2015. La conférence qu’il vient de tenir sur la régularité ferroviaire prouve l’attention que lui portent les pouvoirs publics.

    Le réseau doit être entretenu et modernisé. Cela a toujours été vrai et personne ne le conteste. Les chantiers sont nombreux, spectaculaires, perturbants. Mais on doit admettre qu’ils sont un mal nécessaire, pour la bonne cause, finalement bien préférables à une panne générale, inattendue et coûteuse qui menacerait faute de prévoyance. La gare de Lyon, à Paris, vide le temps d’un weekend bien anticipé, a changé de siècle. Le transfert d’une technologie ancienne, qui a certes remarquablement bien fonctionné mais qui s’est logiquement usée, à une radicalement nouvelle, a été un succès. C’est cette réussite qui mérite d’être mise en avant, mais elle ne se prête pas à une mise en scène photographique comme le fut le désert dans une grande gare. Quant à la surveillance de l’état des voies et des installations ferroviaires, elle est également passée dans une nouvelle ère, avec la modernisation de la rame à très grande vitesse IRIS 320 grâce à laquelle l’entretien des LGV peut s’organiser le plus efficacement.

    La disponibilité du réseau pour les dix ans à venir ne se limite pas à des discussions de chiffres. Elle est l’oeuvre du travail des agents de multiples fonctions, en conception, en organisation, en réalisation. Les articles de ce numéro permettent de s’en rendre compte. Sans commentaires superflus, la description de toutes ces actions alimente la connaissance de tous ceux qui, comme vous, chers lecteurs, désirent savoir de quoi il s’agit réellement, dans la pratique vécue chaque jour. Pour finir, nous avons voulu attirer votre attention sur le livre mémorial « Cheminots victimes de la répression 1940-1945 » car, de la même manière, sans refaire l’histoire, il donne des éléments rigoureusement exposés, en toute modestie, en laissant à chacun le libre arbitre de son opinion en connaissance de cause.

    Bonne lecture !
    PASCAL LUPO

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  • À SIFER, LES FILIERES FERROVIAIRE, AERONAUTIQUE ET SPATIALE ECHANGERONT LEURS BONNES PRATIQUES POUR INVENTER LE TRANSPORT DE DEMAIN 02.02.2017

    À SIFER, LES FILIERES FERROVIAIRE, AERONAUTIQUE ET SPATIALE ECHANGERONT LEURS BONNES PRATIQUES POUR INVENTER LE TRANSPORT DE DEMAIN


    À l’occasion de la 10e édition de SIFER, le seul salon BtoB à réunir en France tous les acteurs internationaux du ferroviaire, des entreprises présenteront des projets innovants inspirés de bonnes pratiques issues des filières spatiale, aéronautique, automobile ou encore la défense.

    Géolocalisation, matériaux conducteurs, données satellitaires… Autant de technologies et de savoir-faire qui permettent de moderniser la filière et de proposer des solutions innovantes qui se démarquent à l’échelle internationale.

    Depuis 1999, SIFER est un rendez-vous d’affaires unique pour les grands donneurs d’ordre, équipementiers, fournisseurs, sous-traitants, opérateurs, gestionnaires de transport public… Un salon où émergent les tendances de demain en matière de transport ferroviaire. Cette 10ème édition ne manquera pas, une nouvelle fois, de surprendre les 5 000 visiteurs attendus.

    Plus de précisions sur le site du salon www.sifer2017.com

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  • 21.01.2017

    Le premier edito de l'année est en ligne !


    La liberté de circuler doit se hisser au niveau de fonction régalienne dans tout pays soucieux de son développement économique et de la cohésion sociale au profit de tous les citoyens. C’est ainsi qu’on parle constamment, surtout depuis les Assises du ferroviaire en 2011, du rôle de l’État stratège : quelle attention les Pouvoirs publics portent-ils au réseau ferroviaire, instrument structurant d’une véritable politique des transports ?

    Ce numéro de la RGCF pourrait être une trame des dossiers qui se présentent à un État stratège en matière ferroviaire : le fonctionnement du réseau, son développement, ses partenaires industriels, son utilisation.

    Le fonctionnement. Les voies ferrées s’exploitent conformément à des règles précises que suivent les cheminots chaque jour sur le terrain : le décryptage sur ce qu’on entend par voies principales et voies de service s’adresse notamment aux décideurs, au moment où une réflexion de fond est enclenchée sur la consistance de ces kilomètres à exploiter et à entretenir. Ces cheminots du terrain doivent faire face à des incidents : les dossiers sur les moyens de relevage et sur les essais de feu des sièges répondent aux problèmes techniques, voire de vandalisme, qui entravent leur travail.

    Le développement. Le chemin de fer peut rendre service sur une large palette de déplacements, pourvu qu’on ait une vision étendue du réseau : à grande distance, en voyageurs comme en fret, cas du contournement Nîmes – Montpellier, ou très localement, cas de la ligne D du tramway de Strasbourg.

    L’industrie. Un retour synthétique sur le salon Innotrans, une fois l’effervescence retombée, lève le voile sur l’étonnante variété des évolutions et des progrès que le système ferroviaire emmagasine pour un avenir qui commence immédiatement. Les rames offrant aux voyageurs une liberté complète de circulation à l’intérieur d’un bout à l’autre sont appréciées par les clients ; leur conception est le fruit de diverses recherches d’ingénieurs, souvent insoupçonnées par les passagers. Bon nombre de préoccupations publiques trouvent ici une solution.

    L’utilisation. Le réseau ferroviaire est le levier d’action le mieux à portée d’un État stratège en vue d’une politique globale des transports. C’est lui qui offre les meilleures perspectives économiques et environnementales, pourvu qu’on sache bien l’utiliser. Les articles sur la concurrence en Allemagne et sur l’allocation des capacités pour le fret sur le réseau français montrent bien que les trafics ferroviaires ne demandent qu’à augmenter : ce sera le résultat d’une bonne stratégie menée par les décideurs politiques.

    Toute l’équipe du comité de rédaction vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et, comme toujours, bonne lecture !
    PASCAL LUPO

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