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Actualités

  • 19.02.2016

    Le numéro de février est en ligne !


    Dans ce numéro, un important dossier traite des moyens de dégager les lignes lorsqu’un obstacle y bloque la circulation. Les raisons d’un blocage sont multiples, internes au système ferroviaire si c’est un engin en panne, externes par exemple à cause des intempéries, d’un défaut d’alimentation électrique ou de la chute d’un objet sur les voies. Ce dossier ne décrit pas les moyens existants, mais ce qu’on pourrait imaginer pour rendre libre à la circulation la voie obstruée. L’opportunité de publier un article présentant des projets qui n’ont pas encore fait l’objet d’une décision de réalisation a suscité des débats riches dont certains enseignements nous ont semblé intéressants à vous faire partager.
    Le savoir-faire est une accumulation de connaissances et de pratiques venant du passé et permettant à un système de fonctionner présentement. Se limiter à cette échéance voudrait dire que l’histoire a une fin : cela n’a pas de sens. Ce patrimoine ne demande qu’à être exploité pour innover sans devoir reprendre tout à zéro. C’est cela qui permet d’avoir une longueur d’avance sur son temps et sur la concurrence tant technologique que commerciale. Ce dossier, tout en imaginant l’avenir, se lit également comme une synthèse de l’état de l’art dans le domaine des mesures à prendre pour s’affranchir des entraves à la circulation. C’est un large panorama de toutes les perturbations auxquelles sont confrontés les cheminots travaillant dans ce qu’on appelle les métiers de l’infra circulation.
    Fallait-il publier un article donnant les caractéristiques d’engins qui n’existeront peut-être jamais, ou différemment de ce qui est imaginé actuellement ? Pour certains, ce n’est pas sérieux, la science-fiction ou le roman n’ayant pas leur place dans une revue technique professionnelle. Au contraire, la RGCF a le devoir de montrer que le secteur ferroviaire prépare son avenir, le cherche, le conçoit et qu’il ne reste pas les bras croisés. Plus le foisonnement d’idées sera riche, meilleure sera la probabilité de trouver les bonnes solutions. Ne travailler que sur des projets dont la réalisation est décidée d’avance non seulement exclut toute créativité, mais surtout peut conduire à des impasses coûteuses.
    Que certains véhicules décrits ici ne voient jamais le jour n’aurait rien d’extraordinaire ou de scandaleux. Serait-il interdit de réfléchir ? Devrait-on regretter d’avoir envisagé un TGV pendulaire, tandis que le sujet de l’équilibre entre LGV et lignes classiques modernisées est d’actualité ? Ou d’avoir expérimenté une refonte radicale de la logistique avec Commutor, alors que le conteneur s’est imposé dans les échanges mondiaux ? Nombreux sont les projets étudiés sans aboutissement, mais il en découle toujours des retombées positives, même inattendues ou éloignées de l’idée initiale. Puisse donc ce dossier sur les moyens idéaux, éventuels, peut-être destinés à rester à l’état de projet, montrer que la recherche est indispensable pour avancer dans le futur autrement que sur la pente douce du déclin.
    De nombreux autres textes, dans ce numéro, abordent sous de multiples points de vue le rôle du chemin de fer sur la géographie. Le train trouve toujours sa pertinence quelque part : dans l’aménagement du pays, avec les étoiles ferro - viaires régionales, comme dans son irrigation, avec les opérateurs ferroviaires de proximité. Le retour sur le grand dépôt parisien de La Chapelle est aussi révélateur de l’imbrication du chemin de fer et de la ville ; face à l’urbanisation croissante, un site se libère discrètement parce que les concepteurs du chemin de fer ont su imaginer avec le TGV de nouvelles méthodes d’exploitation, rationalisant les emprises des terrains. Cet aboutissement est le fruit de riches réflexions, aux résultats parfois imprévus à l’origine, mais finalement dans l’intérêt collectif.

    Bonne lecture !
    Pascal Lupo


    Dans ce numéro, une malencontreuse erreur de pagination a conduit à imprimer en double une page de brèves. Nous prions nos lecteurs de nous en excuser.

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  • 02.02.2016

    Le Centre National des Archives Historiques SNCF situé au Mans fête ses 20 ans !


    A l’occasion de son vingtième anniversaire, il vous propose trois expositions afin de vous faire partager les plus belles richesses ferroviaires.

    Le train de l’enfance
    A la Cité du Cirque du 17 février au 26 mars 2016
    Parents, Enfants,
    Venez jongler entre différentes activités, dompter animaux et locomotives… Rejoignez la caravane du rail et laissez-vous émerveiller par l’univers ferroviaire et la magie du train.
    Cité du Cirque Marcel Marceau - 6, boulevard Winston Churchill - 72100 LE MANS
    Accès tramways : Ligne T1 et T2 – Station « Saint-Martin »
    Horaires : Lundi - Vendredi : 9h30 à 19h
    Samedi : 9h30 à 12h30 et 13h30 à 17h30

    Art et Chemins de fer
    A l’Hôtel de Ville du 1er au 27 avril 2016
    D’Hugo d’Alesi à Dali, en passant par Cassandre, de nombreux artistes ont mis leur art au service du Chemin de Fer. Une sélection de 42 affiches vous attend à l’Hôtel de Ville pour un voyage pictural en première classe.
    Hôtel de Ville - Place Saint-Pierre - 72000 LE MANS
    Accès Tramway : Ligne T2 – Station « Jacobins-Quinconces »
    Horaires : Lundi - Vendredi : 8h30 à 17h
    Samedi : 8h30 à 12h

    Invitation aux voyages
    Au centre des expositions Paul Courboulay du 9 mai au 8 juin 2016
    Mesdames, Messieurs,
    Venez prendre place à bord du train des archives ! Tout au long du voyage, vous découvrirez les bâtiments, le matériel, les métiers, le réseau ferroviaire du Chemin de Fer. Au terminus du train, tous les passagers descendront pour contempler un panorama étourdissant.
    Centre des Expositions Paul Courboulay - 2, rue Paul Courboulay - 72000 LE MANS
    Accès tramway : Ligne T1 – Station « Eperon-Cité Plantagenêt »
    Horaires : Mardi et Dimanche : 14h à 18h
    Mercredi au Samedi : 10h à 12h et 14h à 18h

    Contact Presse :
    2 avenue de Bretagne - 72100 LE MANS
    Secrétariat : 02.43.21.74.65
    archiveshistoriques.sncf@sncf.fr

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  • 20.01.2016

    Lisez l'edito du numéro de janvier !


    L'emploi est un thème constamment abordé dans la presse, à juste titre compte tenu du niveau de chômage en France. La RGCF traite en permanence ce sujet non pas sous l’angle politique et de l’opinion publique, mais dans une approche métiers, directement en prise avec le fonctionnement du système ferroviaire.
    Apparemment, aucun article du numéro que vous avez dans les mains ne parle du travail des cheminots. Fondamentalement, de multiples aspects professionnels se dissimulent dans les techniques abordées. Par exemple, l’arrêt sur image qui montre un passage à niveau gardé illustre l’évolution des métiers, essentiellement manuels à l’origine et progressivement tournés vers des compétences plus techniques, que ce soit la conception des automatismes ou la maintenance d’équipements motorisés. Si les gestes du métier changent, la culture de la sécurité demeure dans cet exemple des passages à niveau. Le rapport sécurité de l’EPSF dont vous trouverez un aperçu est là pour le rappeler. On peut en dire autant de la certification des conducteurs, également exposée dans ce numéro.
    Le chemin de fer est une source importante de métiers techniques, tout le temps renouvelés grâce à l’innovation perpétuelle. Les équipements de traction électrique qui vous sont présentés peuvent sembler arides : ce sont en réalité des sujets qui donnent à réfléchir sur la valorisation des tâches et des emplois qu’offre le chemin de fer. Tout ce savoir-faire, surtout lorsqu’il est pointu et complexe, est une grande richesse collective qui unit les hommes. C’est ainsi que nous avons choisi de mettre en avant, en couverture, le tramway de Dubaï, exporté au-delà de notre espace européen. L’information sur le plan incliné d’un canal peut paraître étrange dans la RGCF : c’est au contraire une fierté pour les spécia - listes du contact rail-roue de voir que la technologie ferroviaire apporte des solutions là où on ne les attend pas.
    Pour qui cherche du travail, le secteur du transport par voie ferrée constitue une palette extraordinaire de métiers qui font appel tout autant à l’imagination, à l’exactitude et à la confiance. Ils sont au service d’une large communauté d’intérêts bien au-delà du monde des cheminots de toutes fonctions, dans d’autres secteurs d’activité comme sous des cieux bien différents de notre climat tempéré occidental. Cette panoplie de compétences en mouvement dans le temps et dans l’espace reflète simplement la capacité d’adaptation du chemin de fer et de ses métiers. Et 2016 nous apportera encore son lot de nouveautés.

    Bonne lecture et bonne année à vous tous, fidèles lecteurs !
    Pascal Lupo

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