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  • Conférence : Vingt années sous la Manche, et au-delà 18.04.2016

    Conférence : Vingt années sous la Manche, et au-delà


    Deux siècles de gestation, deux décennies d'’exploitation : la liaison transmanche tient-elle ses promesses ?
    par Laurent Bonnaud
    Historien, auteur de "Le Tunnel sous la Manche, deux siècles de passions(1994) et de France-Angleterre : un siècle d'Entente cordiale (1904-2004) (2004)"
    Jeudi 26 mai 2016 à 18h30
    Carré historique du Clos Saint-Lazare
    8, rue Léon Schwartzenberg - 75010 Paris
    Entrée gratuite, inscription en ligne sur le site Internet : www.ahicf.com

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  • 20.03.2016

    Le numéro de mars est en ligne !


    La maintenance est au coeur des débats médiatiques. Mais on n’en parle que sur un ton passionné, comme si elle ne concernait que les infrastructures ou comme s’il y avait incompatibilité avec des investissements nouveaux. Trois dossiers publiés dans ce numéro vont vous permettre de voir avec sérénité comment s’organise et évolue une politique de maintenance. C’est le cas du matériel roulant qui vous est présenté, en dehors des feux de l’actualité grand public.
    Le premier dossier explore un technicentre industriel tout-à-fait innovant. L’organisation est radicalement différente de ce qu’on est habitué à voir dans l’enceinte du chemin de fer ; ses concepteurs ont su sortir des chemins battus. Le deuxième dossier traite d’une vision d’ensemble de la maintenance des wagons, à l’origine, et de tout le matériel roulant, pour consolider la cohérence technique d’une politique européenne d’ouverture du réseau ferroviaire. L’objectif recherché en créant le principe des ECM, entités en charge de la maintenance, est d’encadrer avec la plus grande rigueur les conditions d’entretien des véhicules autorisés à circuler. Une certification permet d’écarter des candidats insuffisamment vigilants en matière de sécurité et, en outre, qui risqueraient d’être tentés par un dumping peu scrupuleux sur la qualité des travaux effectués. Le troisième dossier est résolument tourné vers l’avenir : un train dit connecté et intelligent est celui, qui grâce au prodigieux développement des techniques de communication numérique, donne et reçoit en permanence des informations sur son état. Evidemment, la maintenance se trouve être parmi les bénéficiaires de ce progrès, par une surveillance plus étroite des véhicules en service. La maintenance du matériel roulant évolue en tirant profit des découvertes technologiques, dans un cadre institutionnel et industriel tourné vers l’avenir.
    La maintenance de ce qui existe n’exclut pas le lancement de nouveaux équipements ; de même, il serait illusoire de penser que l’absence d’investissements d’avenir favoriserait le maintien en l’état des installations en place. Tout ce que vous lirez dans ce numéro, en plus des trois grands dossiers, donne un large panorama de nouveautés, qu’elles soient grandioses, comme la très grande vitesse en Chine, du quotidien, telle la gare ouverte dans Paris sur le RER E, techniques, avec la locomotive à motorisation hybride, ou encore surprenantes, à l’image de la graisse biodégradable. Enfin, la lecture du mois porte sur la politique ferroviaire européenne : on a vu dans l’ensemble de ce numéro que la maintenance n’est pas oubliée à ce niveau, sans pour autant s’opposer à aller de l’avant dans le chemin de fer de demain.

    Bonne lecture !
    Pascal Lupo

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  • 19.02.2016

    Le numéro de février est en ligne !


    Dans ce numéro, un important dossier traite des moyens de dégager les lignes lorsqu’un obstacle y bloque la circulation. Les raisons d’un blocage sont multiples, internes au système ferroviaire si c’est un engin en panne, externes par exemple à cause des intempéries, d’un défaut d’alimentation électrique ou de la chute d’un objet sur les voies. Ce dossier ne décrit pas les moyens existants, mais ce qu’on pourrait imaginer pour rendre libre à la circulation la voie obstruée. L’opportunité de publier un article présentant des projets qui n’ont pas encore fait l’objet d’une décision de réalisation a suscité des débats riches dont certains enseignements nous ont semblé intéressants à vous faire partager.
    Le savoir-faire est une accumulation de connaissances et de pratiques venant du passé et permettant à un système de fonctionner présentement. Se limiter à cette échéance voudrait dire que l’histoire a une fin : cela n’a pas de sens. Ce patrimoine ne demande qu’à être exploité pour innover sans devoir reprendre tout à zéro. C’est cela qui permet d’avoir une longueur d’avance sur son temps et sur la concurrence tant technologique que commerciale. Ce dossier, tout en imaginant l’avenir, se lit également comme une synthèse de l’état de l’art dans le domaine des mesures à prendre pour s’affranchir des entraves à la circulation. C’est un large panorama de toutes les perturbations auxquelles sont confrontés les cheminots travaillant dans ce qu’on appelle les métiers de l’infra circulation.
    Fallait-il publier un article donnant les caractéristiques d’engins qui n’existeront peut-être jamais, ou différemment de ce qui est imaginé actuellement ? Pour certains, ce n’est pas sérieux, la science-fiction ou le roman n’ayant pas leur place dans une revue technique professionnelle. Au contraire, la RGCF a le devoir de montrer que le secteur ferroviaire prépare son avenir, le cherche, le conçoit et qu’il ne reste pas les bras croisés. Plus le foisonnement d’idées sera riche, meilleure sera la probabilité de trouver les bonnes solutions. Ne travailler que sur des projets dont la réalisation est décidée d’avance non seulement exclut toute créativité, mais surtout peut conduire à des impasses coûteuses.
    Que certains véhicules décrits ici ne voient jamais le jour n’aurait rien d’extraordinaire ou de scandaleux. Serait-il interdit de réfléchir ? Devrait-on regretter d’avoir envisagé un TGV pendulaire, tandis que le sujet de l’équilibre entre LGV et lignes classiques modernisées est d’actualité ? Ou d’avoir expérimenté une refonte radicale de la logistique avec Commutor, alors que le conteneur s’est imposé dans les échanges mondiaux ? Nombreux sont les projets étudiés sans aboutissement, mais il en découle toujours des retombées positives, même inattendues ou éloignées de l’idée initiale. Puisse donc ce dossier sur les moyens idéaux, éventuels, peut-être destinés à rester à l’état de projet, montrer que la recherche est indispensable pour avancer dans le futur autrement que sur la pente douce du déclin.
    De nombreux autres textes, dans ce numéro, abordent sous de multiples points de vue le rôle du chemin de fer sur la géographie. Le train trouve toujours sa pertinence quelque part : dans l’aménagement du pays, avec les étoiles ferro - viaires régionales, comme dans son irrigation, avec les opérateurs ferroviaires de proximité. Le retour sur le grand dépôt parisien de La Chapelle est aussi révélateur de l’imbrication du chemin de fer et de la ville ; face à l’urbanisation croissante, un site se libère discrètement parce que les concepteurs du chemin de fer ont su imaginer avec le TGV de nouvelles méthodes d’exploitation, rationalisant les emprises des terrains. Cet aboutissement est le fruit de riches réflexions, aux résultats parfois imprévus à l’origine, mais finalement dans l’intérêt collectif.

    Bonne lecture !
    Pascal Lupo


    Dans ce numéro, une malencontreuse erreur de pagination a conduit à imprimer en double une page de brèves. Nous prions nos lecteurs de nous en excuser.

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