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  • Lisez l'edito du numéro d'octobre ! 15.10.2015

    Lisez l'edito du numéro d'octobre !


    La variété des sujets qui vous sont proposés dans ce numéro montre, s’il en était encore besoin, que le train touche de multiples métiers : conception et entretien du matériel roulant, travaux publics, exploitation et formation du personnel. Tout le monde est impliqué : industriels, cheminots, politiques et, finalement, le public invité à voyager dans des trains fiables sur des lignes répondant à ses besoins de déplacement.

    Tous ces sujets doivent être abordés avec professionnalisme. La difficulté majeure réside dans la sensibilité médiatique qui a pu s’immiscer dans ce qui ne devrait être que des dossiers techniques. Les débuts délicats des rames Francilien, les inconvénients liés aux chantiers de rénovation des infrastructures, les craintes autour de la pérennité des dessertes sur le réseau classique et, à l’inverse, les interrogations sur les réouvertures de lignes, les soupçons qui planent sur la sécurité sont autant de prétextes pour porter l’avenir du train dans le débat politique à tous les niveaux. En réalité, ne doit-on pas voir là plutôt un attachement inavoué du pays pour son chemin de fer ? Qui aime bien châtie bien.

    Cet attachement plonge ses racines dans l’histoire, où le train et la vie de la nation sont liés de longue date. Nous pouvons en trouver la preuve dans l’édition ferroviaire française : la plupart des ouvrages qui paraissent évoquent le passé, souvent avec une pointe de nostalgie, grâce à des photos anciennes où le train symbolise, non sans raison, une certaine qualité de vie. À l’opposé, bien peu de livres sont publiés sur la technique et l’exploitation actuelles du chemin de fer, ses projets, ses dévelop - pements, ses innovations, le futur qu’on lui imagine. Aussi, la RGCF, qui se tourne résolument vers l’avenir du chemin de fer qui se construit dès l’instant présent, ne rend pas compte régulièrement chaque mois de nouveaux livres rédigés dans cette optique, faute d’en trouver. La rubrique « lecture » n’est donc pas aussi riche, aussi fréquente, qu’on peut légitimement l’espérer. Ce mois-ci, le compte rendu de lecture n’aborde pas exactement un livre, mais plutôt un catalogue. Il nous a toutefois semblé intéressant de le porter à votre connaissance. Dans les mois prochains, nous vous présenterons des ouvrages qui, sans directement aborder la technique ferroviaire, traitent de l’environnement économique et politique dans lequel le train doit trouver sa place, comme la logistique ou la construction européenne.
    Finalement, à la lecture de toutes les pages de ce numéro, il ressort bien que le chemin de fer est vivant, dans un environnement parfois vraiment complexe qu’il ne saurait négliger s’il veut poursuivre sa route dans le futur. Assurément, tous ceux qui travaillent à la cause du ferroviaire savent que la mobilisation pour un avenir durable du train en vaut la peine.

    Bonne lecture !
    Pascal Lupo

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  • VINGT ANNÉES SOUS LA MANCHE... ET AU-DELÀ : 15.10.2015

    VINGT ANNÉES SOUS LA MANCHE... ET AU-DELÀ :

    Le financement des grands projets d'infrastructures est l'un des défis majeurs du 21e siècle pour maintenir et développer la mobilité des biens et des personnes. La situation financière et les contraintes budgétaires des États et institutions publiques ne leur permettent plus d’assurer les investissements considérables nécessaires. Les marchés de capitaux et les organisations privées peuvent-ils prendre le relais, et avec quelle régulation ?

    Pour répondre à ces questions, Rails et histoire (www.ahicf.com) organise Financement et gouvernance des grands projets d’infrastructure, 2e colloque international du programme Vingt années sous la Manche, et au-delà. Les enseignements de la liaison ferroviaire transmanche, le plus important projet d'infrastructures réalisé à ce jour, qui articule le Tunnel sous la Manche et les liaisons ferroviaires à grande vitesse qui le servent, doivent être tirés pour l'avenir des grands projets et des partenariats publicprivé. Les meilleurs spécialistes seront réunis avec les acteurs et témoins du Tunnel sous la Manche le 8 décembre 2015, à l'Institut français de Londres, pour présenter leurs analyses et débattre avec le public.

    Avec notamment l’intervention des professeurs Christian de Boissieu (Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne), Roger Vickerman (University du Kent), Terence R Gourvish (LES), de Richard Threlfall (KPMG), Hugh Goldsmith et Patrick Boeuf (EIB), Patrick Mitchell et Tim Briggs (Herbert Smith Freehills LLP), Christophe Pélissié du Rausas (VINCI), David Azéma (Rails et histoire), Jean-Pierre Ghuysen (ancien co-président de la commission intergouvernementale du Tunnel sous la Manche).

    Le programme de recherche et d’événements Vingt années sous la Manche, et au-delà a été lancé par Rails et histoire à l’occasion du 20e anniversaire du Tunnel sous la Manche. Il a pour objet le système ferroviaire transmanche Paris-Londres-Bruxelles pris au sens le plus large. Ses travaux, placés sous la direction d’un comité scientifique international, s’étendent sur trois ans, de 2014 à 2016. Son achèvement coïncidera avec le 30e anniversaire du Traité de Cantorbéry, signé en février 1986 entre Margaret Thatcher et François Mitterrand, qui a permis le démarrage du projet de Tunnel sous la Manche.

    Institut français du Royaume Uni – 8 décembre 2015 de 9h30 à 17h30 - 17 Queensberry Place, Londres, Grande-Bretagne
    Inscription gratuite mais obligatoire, en ligne sur : www.ahicf.com

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  • 15.09.2015

    Le numéro de septembre est en ligne !


    Loin d’un numéro à thème, la RGCF de ce mois-ci aborde des questions étonnamment dispersées. Mais c’est justement cette variété qui constitue la cohérence du sommaire : un panorama des sujets d’actualité que traite le secteur ferroviaire français.

    La population mondiale s’accroît ; de 7,2 milliards aujourd’hui, elle devrait atteindre près de 9,5 milliards d’individus en 2040. En outre, la concentration dans les villes, voire les mégapoles, passerait de 50 % à 66 %. La mobilité urbaine de masse devient un défi majeur que seul le chemin de fer sera capable de relever. C’est pourquoi le dossier sur le réseau de Melbourne doit se lire comme un éclairage sur l’avenir. S’il paraît difficile de trouver une ville plus éloignée de la France, il faut réaliser que l’exploitation de ce réseau est assurée par un groupe français, qui apporte son savoirfaire dans la mondialisation, là où se trouve la croissance. Le système ferroviaire à la française n’a d’avenir que s’il se développe à l’international. Ses acteurs l’ont compris, et cet article montre que la réussite leur appartient.

    Le dossier sur la tripode de nouvelle génération pour TGV peut sembler hors actualité, puisqu’une certaine mode veut que le TGV soit maintenant ignoré, pour ne pas dire méprisé. En accueillant ce dossier, la RGCF veut rendre justice à tous ces cheminots qui travaillent dans l’ombre, au service effectif de leurs concitoyens et grâce à qui l’excellence ferroviaire française est une réalité. Si alys, dorénavant entreprise à part entière, offre une prestation de qualité que nul n’ose décemment contester, c’est bien parce que des techniciens donnent le meilleur d’eux-mêmes, y compris en dehors des feux de l’actualité.

    Une autre actualité importante du chemin de fer en France est la rénovation du réseau. L’échafaudage monté dans la gare de Bordeaux pour restaurer la verrière est spectaculaire et on ne saurait passer à côté sans le voir. Les moyens pour assurer tous les chantiers de modernisation de l’infrastructure sont moins visibles : une information sur les engins de SNCF Réseau, réunis discrètement, trop modestement sans doute, dans un forum vient combler cette lacune.

    Enfin, sans éclat, mais par étapes efficaces, les techniques évoluent dans le sens d’une meilleure sécurité et d’une performance accrue. C’est un souci quotidien dans le secteur ferroviaire, illustré ici doublement, par la recherche chez Railenium et par le passage progressif, en silence, de l’attelage à vis vers des solutions d’attelages automatiques au profit d’une amélioration des conditions de travail.

    Voilà donc, chers lecteurs, dans ce numéro, une panoplie des préoccupations quotidiennes du chemin de fer français dans le monde entier.

    Bonne lecture !
    François Vielliard

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