Couverture revue n°266

Numéro 266

Décembre 2016

Prix Version Papier* : 19.00 €
Prix Version Digital* : 16.00 €
Prix Bimédia* : 29.00 €

Éditorial

Voir et être vu : c’est l’objet de l’article sur la signalisation extérieure des trains. C’est aussi la double approche qui a motivé la sélection des textes réunis dans ce numéro : d’un côté, voir de l’intérieur la technique, infrastructure et matériel, de l’autre côté, observer ce qui est vu du système ferroviaire par le public, les médias et les politiques.

L’infrastructure focalise toute l’attention des élus et de leurs administrés. Maintenant que le matériel roulant a été largement renouvelé ces dernières années, on découvre que la voie et les installations fixes méritent, ou auraient dû mériter simultanément, un niveau de modernisation de même ampleur. Le dossier sur le wagon SIM montre que le gestionnaire du réseau ne reste pas inactif. Celui sur l’interaction entre le pantographe et la caténaire est riche d’enseignements pour qui veut bien admettre que les exploitants cherchent constamment à traiter les points délicats qui nuisent à la qualité de la production. Ces dossiers vous donnent à voir, sur des sujets dont les répercussions sont vues à l’extérieur du monde des professionnels.

Le registre de l’infrastructure, nous disent les textes officiels, a pour « objectif principal […] d'assurer la transparence des caractéristiques du réseau ». Le dossier explique comment l’opérabilité permet de tirer le meilleur parti du réseau ferroviaire en Europe. Ce registre permet de voir les caractéristiques des lignes. Il facilite la mise en circulation de trains, car il a vocation à être vu par les entreprises ferroviaires.

La signalisation européenne ERTMS a été plusieurs fois abordée dans des numéros spéciaux où l’on peut voir l’avancement de ce projet. Devenue réalité, elle est utilisée par des matériels roulants dont l’arrêt sur image donne un échantillon de ce qui peut maintenant être vu dans les gares lorsqu’on prend le train.

Toujours dans le domaine des infrastructures, la visite du chantier du CEVA, à la frontière franco-suisse près d’Annemasse, a permis de voir ce qui ne saurait encore être vu : cette information est un trait d’union entre l’interne et ce qui en est décidé et attendu au-delà du périmètre ferroviaire.

L’exposition Grand Train est finie. Elle a été abondamment annoncée dans la presse pour ce qu’on pouvait y voir. L’article qui vous est proposé ne décrira pas précisément ce que le public a pu voir, mais quelle image de cette parcelle du monde cheminot il était souhaitable d’être vue.

Enfin, les chiffres du trafic ferroviaire dans l’ensemble des déplacements en France, publiés chaque année par le ministère chargé des transports, résultent de la visibilité du train, vitale au milieu des modes concurrents en pleine mutation.

Voir et être vu, c’est se rapprocher entre nous, professionnels du chemin de fer et lecteurs de la RGCF.
 

Bonne lecture et bonnes fêtes de Noël !
 

Pascal Lupo

Rédacteur en chef