Couverture revue n°267

Numéro 267

Janvier 2016

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Éditorial

La liberté de circuler doit se hisser au niveau de fonction régalienne dans tout pays soucieux de son développement économique et de la cohésion sociale au profit de tous les citoyens. C’est ainsi qu’on parle constamment, surtout depuis les Assises du ferroviaire en 2011, du rôle de l’Etat stratège : quelle attention les Pouvoirs publics portent-ils au réseau ferroviaire, instrument structurant d’une véritable politique des transports ?

Ce numéro de la RGCF pourrait être une trame des dossiers qui se présentent à un Etat stratège en matière ferroviaire : le fonctionnement du réseau, son développement, ses partenaires industriels, son utilisation.

Le fonctionnement. Les voies ferrées s’exploitent conformément à des règles précises que suivent les cheminots chaque jour sur le terrain : le décryptage sur ce qu’on entend par voies principales et voies de service s’adresse notamment aux décideurs, au moment où une réflexion de fond est enclenchée sur la consistance de ces kilomètres à exploiter et à entretenir. Ces cheminots du terrain doivent faire face à des incidents : les dossiers sur les moyens de relevage et sur les essais de feu des sièges répondent aux problèmes techniques, voire de vandalisme, qui entravent leur travail.

Le développement. Le chemin de fer peut rendre service sur une large palette de déplacements, pourvu qu’on ait une vision étendue du réseau : à grande distance, en voyageurs comme en fret, cas du contournement Nîmes – Montpellier, ou très localement, cas de la ligne D du tramway de Strasbourg.

L’industrie. Un retour synthétique sur le salon Innotrans, une fois l’effervescence retombée, lève le voile sur l’étonnante variété des évolutions et des progrès que le système ferroviaire emmagasine pour un avenir qui commence immédiatement. Les rames offrant aux voyageurs une liberté complète de circulation à l’intérieur d’un bout à l’autre sont appréciées par les clients ; leur conception est le fruit de diverses recherches d’ingénieurs, souvent insoupçonnées par les passagers. Bon nombre de préoccupations publiques trouvent ici une solution.

L’utilisation. Le réseau ferroviaire est le levier d’action le mieux à portée d’un Etat stratège en vue d’une politique globale des transports. C’est lui qui offre les meilleures perspectives économiques et environnementales, pourvu qu’on sache bien l’utiliser. Les articles sur la concurrence en Allemagne et sur l’allocation des capacités pour le fret sur le réseau français montrent bien que les trafics ferroviaires ne demandent qu’à augmenter : ce sera le résultat d’une bonne stratégie menée par les décideurs politiques.

 

Toute l’équipe du comité de rédaction vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et, comme toujours, bonne lecture !

 

Pascal Lupo

Rédacteur en chef