Couverture revue n°271

Numéro 271

Mai 2017

Prix Version Papier* : 19.00 €
Prix Version Digital* : 16.00 €
Prix Bimédia* : 29.00 €

Éditorial

Le temps passe, vite ou lentement, toujours irrémédiablement. Le rapport au temps revêt un caractère particulier dans le monde ferroviaire. Cette relation originale a d’ailleurs eu une forte influence sur la vie en société : l’heure s’est imposée comme un repère incontournable. Ce numéro de la RGCF ressemble à un tour d’horizon des multiples facettes du temps.

L’heure s’affiche diversement sur les horloges, sans être aussi anodine qu’on pense tant on a pris l’habitude de la lire : monumentale, décorative, moderne ou classique, informative ou impérative, pour les voyageurs ou pour les exploitants. Cela vaut bien un décryptage. C’est le temps qui passe à son rythme, avec régularité.

Gagner du temps sur le temps. C’est une force du TGV. Mais étrangement, ce n’est plus ce qu’on attend avec les nouveaux trains. Le Coradia est mis en avant dans « l’arrêt sur image » ; le Regio2N V200 est décrit en « infos ». Ces nouveaux matériels, à l’inverse des trains Corail qu’ils vont remplacer, ne rouleront pas plus vite que la génération précédente, mais le rapport au temps en sera modifié : non plus un temps de trajet plus court, mais un temps nouvellement disponible à bord avec le Wifi. Le gain de temps s’appréciera non plus mécaniquement, mais dans la continuité du lien avec l’extérieur.

Le temps peut être aussi un moment difficile à passer. Comment ne pas perdre trop de temps lorsque la circulation est pénible ? Deux auteurs examinent le comportement des voyageurs en période de pointe ou en cas de perturbation sur leur itinéraire. Temps utile, temps perdu, c’est une recherche de compromis et d’efficacité pour arriver à bon port, impérativement à l’heure visée ou malgré tout bien que le retard soit inévitable.

Le temps n’est pas que l’instant présent. On parle aussi de temps long. La Tangentielle Nord a pris un certain temps pour être réalisée, mais ce n’est pas ce temps-là qu’il faut prendre en considération. C’est une réalisation qui nous projette dans l’avenir, pour longtemps, comme les orientations du quatrième paquet ferroviaire qui visent la formation du réseau ferroviaire européen au service des générations à venir.

Passer son temps à travailler dans le secteur ferroviaire sera, selon le tempérament de chacun, un vœu, une opportunité, un équilibre entre épanouissement et contrainte. Les emplois proposés sont inégalement attractifs, tout comme les besoins des entreprises sont inégaux. Une étude de la situation en Europe nous éclaire sur l’attractivité des emplois et, par conséquent, du temps que peut offrir la filière pour travailler.

Enfin, le Train jaune réconcilie le passé et l’actualité : un livre superbement illustré vous donnera une bonne idée d’excursion pour le temps des vacances qui approche, inexorablement comme les heures qui passent.

Bonne lecture !

 

François Vielliard

Rédacteur en chef adjoint