Numéro 306

Juillet 2020

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Une certaine philosophie se dégage de ce numéro que vous avez sous les yeux. Le thème pourrait en être effectivement : la vie continue. Après l’étrange printemps que nous venons de passer, ce numéro d’été doit conduire à l’optimisme. 

Un important dossier sur un chantier lui-même de grande ampleur aborde l’avancement de l’automatisation de la ligne 4 du métro parisien. On chemine avec volontarisme vers l’avenir. Et ce n’est pas pour autant la fin de l’histoire, car on reparlera forcément de ces travaux jusqu’à leur aboutissement. Ce ne sera d’ailleurs qu’une étape d’une mutation profonde, car d’autres lignes seront candidates à cette automatisation qui a déjà brillamment réussi sur la ligne 1. L’optimisme est bien justifié. 

La vie rencontre des embûches, jusqu’à être confrontée à des drames. Mais on doit en tirer les enseignements pour un monde meilleur. Un séisme a fait l’objet d’un examen approfondi et le retour d’expérience qui vous est présenté montre encore une fois que la vie reprend toujours le dessus finalement. De même, les passages à niveau, malgré un très faible taux d’accidents mortels, demeurent source d’inquiétude. Mais ce n’est pas une fatalité et les progrès permanents de la technique permettent d’en diminuer la dangerosité : vous verrez comment des objets connectés y contribuent. 

Ce sont là quelques exemples propres à concevoir un avenir meilleur. Sans doute alors serez- vous étonnés qu’on évoque la finn d’auto/train quand on prétend que ce numéro est source d’optimisme. Les trains auto-couchettes sont apparus en 1957 : est-ce à dire que le transport d’automobiles accompagnées n’existait pas auparavant ? Le passé-présent révèle que la prestation est bien plus ancienne ; elle ne fait que s’éclipser de temps en temps, avant de renaître sous une autre forme plus tard. Qu’on reste donc optimiste ; l’avenir nous réservera bien une réapparition d’un tel service, simplement sous une forme encore à inventer, comme si c’était une nouveauté qui ne plonge pas ses racines dans l’histoire. 

Merci, chers lecteurs, pour votre attachement à la RGCF qui a su encore en ce début d’année porter la vitalité du chemin de fer. 

Bonne lecture ! 

Pascal Lupo